Qu’est ce que le Gravel ?

Apparu depuis cinq ans, la catégorie des vélos Gravel interroge. A quoi sert un Gravel ? Pourquoi choisir ce type de machine ? Qu’est ce qu’elle apporte ? Et si tout simplement ce vélo nous ramenait aux origines du cyclisme, aux origines de notre passion…


Le Gravel n’est pas un vélo magique, c’est un vélo à tout faire, pour tout faire ! Mais c’est surtout un vélo très « utile » car il comble de nombreux manques. En fait il remplace le demi-course qui a bercé l’adolescence des quinquas. Ce fameux vélo qui ressemblait à une machine de courses, mais avec de gros pneus, des garde-boues, un éclairage et des porte-bagages. On pouvait rouler vite avec lui, aller au travail, faire du cyclotourisme, voyager. On pouvait aussi passer par des chemins moins bien pavés que les routes départementales. En résumé c’était un vélo aventure, celui qui permettait de découvrir les environs et de se découvrir soi-même en gagnant son autonomie. Tout simplement. Eh bien le Gravel c’est son digne descendant ! Il peut permettre de s’initier au cyclisme, de se maintenir en forme, de voyager, mais aussi et surtout de retrouver le plaisir de pédaler pour les pratiquants de longue date ! Et ça, ça n’a pas de prix !

Un équipement spécifique

Bitume, chemin, rien ne fait peur au Gravel. Ce n’est certes pas un VTT, mais il peut s’aventurer sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à une route ou un sentier. Ses larges pneus légèrement cramponnés lui permettent d’avoir de l’accroche sur la terre et de conserver des sensations agréables sur le macadam. On passe d’un terrain à l’autre sans peine ni gêne. Le freinage à disque procure la même polyvalence, il autorise même de rouler avec une roue endommagée, c’est toujours intéressant dans la mesure où avec le Gravel on s’aventure parfois loin de la « civilisation ». Le guidon est sans doute l’accessoire plus emblématique du Gravel. Il ressemble aux guidons des vélos des pionniers du Tour 1903 ! Il permet le pédalage en danseuse sans gêne et un pilotage « facile ». Du côté des « vitesses », les Gravel existent en version double-plateau ou mono-plateau, avec des cassettes de 11 à 12 pignons. Ceci permet d’affronter des pentes abruptes, avec ou sans bagages. De passer partout, sans limite ou presque ! Le tout avec une grande simplicité d’usage.

Un cadre spécialisé

Tout ceci est rendu possible parce que le cadre du Gravel est spécifique. Il ressemble beaucoup à un cadre de « route » certes, mais avec des aménagements. Il y a d’abord la position qui est nettement moins contraignante. La posture moins ramassée et plus haute va limiter les contraintes dorsales et participera à l’amortissement des chocs. Mais elle permettra aussi de profiter plus facilement du paysage, dans la mesure où le cycliste n’aura plus la tête dans le guidon. Le cadre est également étudié pour être plus « souple » verticalement afin de filtrer les chocs. Il est fabriqué en acier, alu, titane ou carbone. La géométrie globale du vélo permet aussi un pilotage facile et « serein ». La stabilité est ainsi la garantie d’une tenue de route sans surprise en tout-terrain, avec ou sans bagages. La polyvalence du cadre s’exprime aussi dans sa fabrication. Il est prévu pour disposer de pneus larges, et il comporte de nombreux points d’ancrage. Ces derniers servent à fixer porte-bagages et garde-boues, voire éclairages, afin de transformer le Gravel en machine de raid ! Car le Gravel c’est aussi bien une petite sortie entre amis sur une trentaine de kilomètres qu’une épreuve de 300 km ! Le festival Nature is Bike peut, ainsi, être l’occasion de découvrir cette pratique dans le cadre de ses épreuves : La Gravel Night (et donc de nuit!) et la Gravel 100 pour les plus aguerris !

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